Pourquoi avoir attendu autant de temps pour s’intéresser à l’hydrogène ?

Les années 1960 sont le point de départ de la technologie de l’hydrogène avec les piles à combustibles qui sont utilisées pour des programmes spatiaux tel qu’Appollo en tant que système d’approvisionnement.

Dans les années 1980, les recherches sur ce moyen d’approvisionnement s’arrêtent dû à de nombreux échecs et à des coûts trop conséquents. Ce n’est qu’en 1990, que les recherches reprennent pour des questions d’enjeux écologiques. Cette même année, la France met en place le programme pour un véhicule propore et économe (VPE). C’est avec ces recherches pour améliorer les piles combustibles, que les chercheurs se sont aperçus des nombreux atouts de l’hydrogène. 

L’hydrogène n’a pas été un sujet aussi exploité que les autres énergies puisque peu de projets avaient marché et que ces derniers coûtaient une certaine somme. Or, actuellement, avec les urgences environnementales, aucune solution ne doit être laissée de côté. De plus, aujourd’hui, l’hydrogène ne coûte pas plus cher que les autres énergies et possède plus d’avantages en termes de production et respect de l’environnement. 

C’est à partir de 2008, que l’intéressement de l’hydrogène a commencé, avec les différentes marques de voiture. Puis, aujourd’hui, nous exploitons les divers domaines dans lesquels l’hydrogène peut être exploité, comme l’alimentation des réseaux en énergie.

Cette année, l’Etat a mis en place un plan de relance où il consacre 7 milliards d’euros à  la filière hydrogène pour son développement et adoption dans les habitudes de consommation.

Comment produit-on de l’hydrogène ?

Deux méthodes sont majoritairement utilisées pour produire de l’hydrogène :

L’électrolyse : procédé qui sépare les atomes d’oxygènes et d’hydrogènes des molécules d’eau par l’intermédiaire d’un courant électrique.Cette méthode, est une des solutions pour un stockage massif des énergies renouvelables et intermittentes sans émission de carbone.

Le reformage : cette réaction chimique casse les molécules d’hydrocarbure sous l’action de la chaleur pour en libérer le dihydrogène. Le vaporeformage du gaz naturel est le procédé le plus courant : le gaz naturel est exposé à de la vapeur d’eau très chaude, et libère ainsi le dihydrogène qu’il contient. Mais la production de dihydrogène par reformage a l’inconvénient de rejeter du dioxyde de carbone (CO2), principal gaz responsable de l’effet de serre dans l’atmosphère.

Cependant, une méthode tend à se développer rapidement : la production directe d’hydrogène à partir de biomasse. Cette matière organique, qui peut être d’origine végétale, animale, bactérienne ou fongique, permet d’obtenir par gazéification un mélange de monoxyde de carbone et de dihydrogène qui sera ensuite purifié et donc utilisable. Cette solution est très intéressante car la quantité de CO2 émise au cours de ce processus est à peu près équivalente à celle provenant de la photosynthèse, le bilan CO2 est donc nul.

Qu’est-ce que l’hydrogène ? D’où provient l’hydrogène ?

L’hydrogène est l’élément le plus abondant de l’Univers. Bien qu’on puisse le croire, l’hydrogène n’est pas une énergie, mais un vecteur énergétique. Il transporte de l’énergie qui peut-être utilisée à posteriori. C’est une des réponses aux contraintes de stockage de l’énergie et à l’intermittence de la production renouvelable.

Bien que des débats s’articulent encore aujourd’hui autour de l’existence de sources naturelles d’hydrogène, ce dernier est fabriqué à 95 % à partir de sources d’énergies fossiles.

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